Des stars de la chanson française, aux bandas, en pensant par les petits groupes locaux, de nombreux artistes rendent hommage en musique à notre Sud-Ouest. Souvent pour parler de sa culture et de ses paysages mais aussi pour faire découvrir ce territoire merveilleux.

Certains d’entre vous les connaissent déjà, d’autres non. Mais les chansons de cette playlist ont toutes un point commun, elles ont été écrites par des amoureux de l’Aquitaine. Si vous en connaissez d’autres, on attend vos pépites dans les commentaires.

Les chansons les plus médiatiques

Fréro Delavega – Le Chant Des Sirènes

Originaires du Bassin d’Arcachon, Jérémy et Florian, les deux chanteurs du groupe Fréro Delavega, rendent hommage à leur région d’origine. Un clip nostalgique tournée au sud de la Gironde, sur la dune du Pilat.

Pascal Obispo – Tombé pour elle (L’île aux oiseaux)

À toutes ceux et celles qui pensent que c’est une chanson d’amour, vous avez raison. Cependant, Pascal Obispo ne déclare pas sa flamme à une femme, mais bel et bien au Bassin d’Arcachon. « Ici sur pilotis, refuge de mes amours englouties », « Pour Pyla sur mer, Arguin, Ferret, la pointe aux chevaux de mer, l’été… ».

Les chansons les plus populaires

Anne Etchegoyen et les Voix Basques – Le Sud

Un belle hommage rendu à Nino Ferrer par la chanteuse basque Anne Etchegoyen. En 1975, le disque 45 tours de cette chanson s’est vendu à plus d’un million d’exemplaires. Décidément, « Le Sud » fait rêver…

Luis Mariano – Il est un coin de France

Luis Mariano est un enfant du pays né en 1914 à Irun. Après avoir vécu à Bordeaux, en Espagne et à Paris, il achète une maison à Arcangues, petit village du Pays-Basque situé à côté de Biarritz, dans les années 60. « Il est un coin de France », une de ces chansons les plus connues, rend hommage à notre région et à sa culture.

Les chansons gasconnes et occitanes

Los de l’Ouzom – Adishatz

Le groupe de l’Ouzoum rassemble des chanteurs d’Arthez-d’Asson et de villages alentour. Le nom est emprunté à la rivière et qui coule dans la vallée du même nom, située entre Bigorre et Ossau. Adishatz signifiant « Au revoir », cette chanson pourrait être l’hymne des gascons et bearnais deracinés amoureux de leur région.

La Talvera – Lo meu país

La Talvera, c’est le bord du champ qu’on ne laboure pas, où les herbes folles et sauvages se côtoient et se mélangent… C’est dans cet espace de liberté que naissent les chansons de Daniel Loddo. Ce groupe évolue au croisement des cultures et des langages. « Lo meu país » est considéré par certains comme l’hymne de toute l’Occitanie, un des plus beaux chants occitans.

Les chansons humoristiques

Laurent Gaultier – Je viens d’Agen

Né dans la capitale du Lot-et-Garonne, Laurent Gaultier a lancé une chanson sur Internet réunissant avec humour tous les clichés sur Agen. Son morceau a rencontré un tel succès qu’un clip a été réalisé et même présenté à la 9e édition du Grand Pruneau Show. Comme quoi, quatre accords de guitare peuvent parfois rassembler les habitants de toute une ville. Bravo !

Sangria Gratuite – La Transhumance

Groupe du Sud-Ouest, Sangria Gratuite s’est formé dans la ville de Tarbes. L’été, pendant les fêtes, on entend régulièrement leurs morceaux passer dans les bars et les bodegas. « La Transhumance » nous entraîne avec humour à travers la culture et les villages des Pyrénées.

Les artistes à découvrir

Matloup – Landais

Originaire des Landes, Matloup est un artiste multi-facettes. Né dans le milieu musical des bandas, il se tourne rapidement vers le reggae dancehall. Également membre du groupe « Les Kiff & Koi », il évolue en permanence dans divers styles sous influences ska-rock. Sa chanson « Landais » vous invite à découvrir son département.

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Le bonus de la playlist

Nadau – L’encantada

« L’encantada » ne parle pas du Sud-Ouest mais je ne pouvais pas publier cette playlist sans y insérer une chanson de Nadau. Un idole dans notre région, un grand Monsieur. Dès les premières notes et les premières paroles vous comprendrez pourquoi. Il ne chante pas notre culture, il l’a tout simplement au fond du cœur…

Nadau – De cap tà l’immortèla

  1. Avatar Jean-Luc Boulin dit :

    Après la playlist de San Francisco, la playlist de l’Aquitaine! bravo Rémy!

    1. C’est exactement ça Jean-Luc, l’idée m’est venue après l’intervention de Pierre aux ET11 🙂

    2. Merci, c’est exactement ça Jean-Luc ! L’idée m’est venue après le 15 min Chrono de @pierreeloy:disqus aux ET11

      1. Avatar Johanna Wiss dit :

        Excellent! Belle initiative!

  2. Avatar Jean-Luc Boulin dit :

    Mais j’aurais quand même rajouté Hegoak, chant basque incontournable, le Se Canta, hymne de l’Occitanie et L’immortela des Nadau, qui a trasncendé plusieurs générations

    1. Tu as raison, je rajoute le « Se Canta » et « L’immortèla » de Nadau. Pour Hegoak j’ai longtemps hésité mais c’est surtout une chanson qui parle d’amour et de liberté. En plus, elle fait déjà partie de notre article sur les chansons basques incontournables : http://www.passion-aquitaine.fr/chansons-basques/

  3. Avatar David dit :

    Super boulot ! On a perdu la trace de la plupart des chansons qui ont fait le fond culturel d’ici. On ne parlait quasiment pas français dans le peuple, il y a un siècle. Toutes ces chansons étaient en occitan, dans ses différentes variantes (gascon, languedocien, etc.) A titre d’exemple, la chanson qui fut l’hymne de la jeunesse bordelaise au XIXe, la Bomba de Sent-Vincenç (La Boumbe de SémBïncén) qui se chante sur l’air des « Avants de Bayonne » : La Bomba de Sent-Vincenç (chanson populaire bordelo-béglaise du début du XIXe siècle)

    Perqué ne pas començar ?
    Som a la bomba, som a la bomba !
    Perqué ne pas començar
    Som a la bomba per dançar !

    La clarinèta
    Beu sa canèta
    Lo tamborin
    Son pòt de vin
    E lo trombòne
    Coma se’n dòna
    Dempuei cinc òras dau matin !

    Mès quan seram embrumats
    Gara la bomba, gara la bomba !
    Mès quan seram embrumats
    Gara la bomba e sos esclats !

    La filha aunèsta
    D’un èr modèste
    Pren Petiton
    Per son boton
    D’abòrd l’invita
    A la petita
    Per li pagar la colacion.

    Jo que sabi ce que n’es
    Crenhi la bomba, crenhi la bomba !
    Jo que sabi ce que n’es
    Crenhi la bomba daus nau mes !

    Ma perçonèira
    Pòdes me creire
    D’un chançalàs de l’an passat
    Se n’es hartada
    Ne n’es enflada
    Diluns la bomba a esclatat.

    Jo que sabi ce que n’es
    Crenhi la bomba, crenhi la bomba !
    Jo que sabi ce que n’es
    Crenhi la bomba daus nau mes !

    A Cadichona
    Com sus minhona
    Pòdes me creire damb ton flaflà
    Sur la verdura
    Quala tornura
    A, coma dives bien valsar.

    Jo que sabi ce que n’es
    Crenhi la bomba, crenhi la bomba !
    Jo que sabi ce que n’es
    Crenhi la bomba daus nau mes

    En version phonétique :

    Perqué né pa couménça
    Soun a la boumbe, souna la boumbe !
    Perqué né pacouménça
    Soun à la boumbe per dansa !

    La clarinète
    Béou sa canète
    Lou tambourïn
    Soun pot de bïn
    Et loutroumbone
    Coume s’éndone
    Démpuïcïnq ores daoumatïn !

    Mèsquanseranémbrumats
    Gare la boumbe, gare la boumbe !
    Mèsquanseranémbrumats
    Gare la boumbe et sous esclats !

    La fille onèste
    D’ün air modèste
    PrénPetitoun
    Per sounboutoun
    D’abord l’ïmbite
    A la petite
    Per li paga la colatioun.

    Jou que sabi ce que n’es
    Crègni la boumbe, crègni la boumbe !
    Jou que sabi ce que n’es
    Crègni la boumbe dos naoumés !

    Ma persouneyre
    Podes me créyre
    D’un chancelas de l’an passat
    S’én es hartade
    N’én es énflade
    Dilus la boumbe a esclatat.

    Jou que sabi ce que n’es
    Crègni la boumbe, crègni la boumbe !
    Jou que sabi ce que n’es
    Crègni la boumbe dos naou més !

    A Cadichoune
    Coum’susmignoune
    Podes me creyre dan toun flafla
    Sur la berdure
    Quale tournure
    A coumedibes bien valsa.

    Jou que sabi ce que n’es
    Crègni la boumbe, crègni la boumbe !
    Jou que sabi ce que n’es
    Crègni la boumbe dos naou més !

    C’est un exemple entre mille, en vrai gascon bordelais. La chanson parle d’un cabaret, La Boumbe, qui existait autrefois pas très loin de l’actuelle église Saint-Nicolas, près de l’actuelle cité de la Bombe qui en a gardé le souvenir.

  4. Avatar David dit :

    Même ordre d’idée, Lo Pont de Bordèu (Lou Poun dé Bourdèou), qui célèbre la construction du Pont de Pierre en 1824. Cette chanson, on la chantait encore dans les années 60 à Bordeaux. Je rappelle que l’occitan a arrêté de s’y parler autour de 1950. Auparavant, les traces et témoignages démontrent son usage. On a même des pièces de théâtre.

    Ne soi pas de l’ancièn regime
    Coneishi pas lo chamjament,
    Jo vesi totas mas vesinas
    Passar lo pont hardidament.
    Ne van pas mei a Bègla,
    Cauderan, lo Tondut ;
    Van a Pluma-la-Pola,
    Ches lo petit bossut.

    E jo me’n vau au pont, sau pont,
    Que fèi passar la ribèira,
    E jo me’n vau au pont, sau pont,
    N’i a rès d’aussí minhon
    Que lo pont.

    Sus lo camin de la Chartrusa,
    A Vincennes es lo grand abòrd.
    Mon Diu ! Mon Diu ! La sòta ruia !
    Ne veden passar que daus mòrts,
    Au Ropic los ivronhes
    Dan trucs au barricòt
    On van totas las dònas
    De la ruia Sent-Ròc.

    Jo me n’irèi au pont, sau pont,
    Que fèi passar la ribèira,
    Jo me n’irèi au pont, sau pont,
    N’i a rès d’aussí minhon
    Que lo pont !

    Per lo Tondut ne me plèd gaire,
    Tanben ne m’an pas sobent vist ;
    Lo mei, lo mei on m’arrestavi
    Aquò’s ches las marchandas de rís,
    A la Font dau Miracle
    Qui causa mon chagrin ;
    Per anar ches Meròta
    I a tròp maishant camin.

    Jo me n’irèi au pont, sau pont,
    Que fèi passar la ribèira,
    Jo me n’irèi au pont, sau pont,
    N’i a rès d’aussí minhon
    Que lo pont !
    Fau veire aquelas Cauderanesas
    Lo matin venir au marcat,
    Avèca lurs panèirs de fragas,
    E lurs banastras sur lo cap ;
    Cridan : de las carròtas, daus naps ;
    N’i a pas mei de misèra,
    Tant son bien abilhats.

    Jo me n’irèi au pont, sau pont,
    Que fèi passar la ribèira,
    Jo me n’irèi au pont, sau pont,
    N’i a rès d’aussí minhon
    Que lo pont !

    Me parlan de Pluma-la-Pola ;
    Fau s’escrasar per i anar ;
    Los soliers ne son que das grolas,
    Lo de-seir per se retirar,
    L’otèssa es mau coi.hada,
    N’a jamès rès de bon ;
    Que daus eus e de la salada
    E dau maishant jambon.

    Jo me n’irèi au pont, sau pont,
    Que fèi passar la ribèira,
    Jo me n’irèi au pont, sau pont,
    N’i a rès d’aussí minhon
    Que lo pont !

    Per lo dimècres de las Cendras,
    Se’n van tot dret a Cauderan ;
    Mon Diu ! Mon Diu ! la sala causa,
    De veire mascats los paisans !
    De la maishanta piquèta
    Dens tots los cabarets,
    Beausoleil a hèit bancarota
    E Robichet a set.

    An passat lo pont, sau pont,
    Que fèi passar la ribèira,
    An passat lo pont, sau pont,
    N’i a rès d’aussí minhon
    Que lo pont !

    Valà una òra que t’escoti
    Començas bien a m’anujar
    Coneishes bien totas las rotas,
    Mei tots los cabarets que i a.
    Conéishes totas las rotas,
    Mei totas las maisons,
    Aquò te prova, ma miga,
    Que ne sus rès de bon.

    An passat lo pont, sau pont,
    Que fèi passar la ribèira,
    An passat lo pont, sau pont,
    N’i a rès d’aussí minhon
    Que lo pont !

    Je précise que toutes ces chansons, qui parlent de la vie, de la fête, mais aussi de la tristesse, de l’amour, de la mort (enfin, des chansons quoi) se chantent encore. Dans les ateliers de conversation occitane bordelaise que j’anime, on les fait résonner en pleine rue, aux terrasses des bistrot, et parfois avec des musiciens de rue (merci à Vent d’Ouest, à Bègles, et Fawzi Berger).

  5. Avatar Mimi Pinson dit :

    Bonjour, je recherche un hymne chanté dans le mèdoc jusqu’aux années 90 voir plus…, tempo de marche très rythmé la chanson : « Noste Medoc » .
    Merci si l’un de vous peut me renseigner. Cordialement Mimi

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