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Gastronomie des Deux-Sèvres
Crédit : Les Fromages d'Emma
Produits locauxDeux-SèvresGastronomieNouvelle Aquitaine

À table pour un repas typique des Deux-Sèvres

Les artisans locaux ont su exploiter au mieux les richesses généreusement données par Dame Nature à cette zone du Marais Poitevin, pour créer des spécialités locales appétissantes. De l’apéro au digeo, on vous propose de vous essayer à un repas locavore des Deux-Sèvres (et en plus, avec bonne conscience, car c’est bon pour l’environnement).

A l’apéritif : un petit verre de Duhomard

Apéritif Duhomard

Oui, vous avez bien lu. Mais qu’est-ce donc que cette boisson au nom étrange? Un breuvage à base de bisque de homard? Point du tout ! Il s’agit en vérité d’un apéritif créé à Thouars en 1926. Composé de vin et de plantes aromatiques (moût de raisin, quinquina, écorces d’oranges, racines de gentiane), il est né après une plaisanterie “pince sans-rire”. En 1922, à Massais, non-loin de Thouars, on célèbre le légendaire banquet qui rassemble des voyageurs de commerce venus de toute la région. L’un d’eux, surnommé Emile Diacre, s’est inscrit au traditionnel concours de pêche organisé au cours de l’événement. Assis sur les berges de l’Argenton, l’homme s’assoupit et ne se soucie plus des sursauts de son bouchon. Quelques camarades plaisantins courent alors à un restaurant proche pour y dénicher… un homard cuit. A son réveil, le pêcheur découvre sa proie miraculeuse du jour, digne d’une pêche en haute-mer! Cette aventure inspira à Emile Diacre la création en 1926 de la boisson qu’il nomma « Duhomard », et qui a traversé les temps, pour se décliner aujourd’hui en trois parfums (rouge, blanc et cerise).

On mange quoi avec Duhomard ?

Melon de Charente
Crédit : Bruno Girin

C’est bien connu, plus on est de fous plus on rit ! Pour ne pas boire votre apéritif seul, on vous préconise non seulement d’inviter des amis, mais aussi de donner de la (bonne compagnie) au Duhomard. Côté charcuterie, à l’approche des fêtes pascales, quoi de mieux qu’un pâté de pâques poitevin? Dans la tradition chrétienne, on célébrait Pâques en offrant des oeufs durs. De cette coutume est héritée cette tourte, cousine du pâté en croûte, fourrée au hachis de viande (porc, veau, poulet, lapin, pigeon) garnie en son cœur d’œufs durs, et assaisonnée d’aromates. Et, pour l’été (ça arrive bientôt, pour de vrai!), c’est évidemment d’un melon charentais, frais et parfumé, que l’on accompagnera le Duhomard.

En entrée : une soupe à l’oseille

Soupe à l'oseille
Crédit : Pat Kight

Pas besoin d’être Crésus pour s’offrir une soupe à l’oseille ! Il suffit de trouver une bonne dose d’ouzille (nom en patois poitevin de l’oseille), cette herbe très aromatique couramment cultivée dans les potagers. Cuite à l’eau puis accommodée en soupe, l’oseille se cuisine aussi en omelettes et accompagne volontiers des poissons. Pour agrémenter la soupe, on ne manquera pas d’y adjoindre quelques croûtons et de l’assaisonner avec une noisette de beurre, et une belle cuillère de crème fraîche en provenance directe d’Echiré, non loin de Niort.

En plat : daube, anguille ou escargot, faites vos jeux !

Escargot des Deux-Sèvres
Crédit : Arnaud 25

En plat principal, les amateurs de viande se régaleront volontiers d’une daube de bœuf à la saintongeaise. Moins connue que sa cousine provençale, c’est pourtant un incontournable des campagnes charentaises. A base de boeuf, légumes, lard, pied de veau, vin rouge, cognac, aromates…, cette sauce peut se déguster directement après cuisson, ou réchauffée le lendemain. Pour ceux qui se sentent plus l’âme aquatique que terrienne, testez donc la bouilliture d’anguille. Késaco ? Des petites anguilles du marais poitevin mijotées dans du vin rouge, puis flambées au cognac. Les amateurs d’escargots baveront quant à eux d’envie pour une sauce aux Lumas, ces petits escargots appelées « petits gris », du fait de leur apparence, ou « cagouilles » selon les localités.

Et en accompagnement de ces mets ? Pourquoi pas les célèbres mogettes, ces haricots blancs qui poussent dans la terre noire du Marais Mouillé fertilisée par des inondations hivernales, également utilisés pour le cassoulet, et que l’on servira cuisinés à petit feu avec des oignons, tomates et carottes.

En fromage : un chabichou

Chabichou du Poitou
Crédit : Tangopaso

Trop chou, le chabichou du Poitou, rien que son nom donne envie de le croquer ! Le Poitou est la patrie par excellence de ce petit fromage élaboré à partir de pur lait de chèvre. La légende raconte qu’en 732, repoussées par Charles Martel à Poitiers, les armées arabes battent en retraite, laissant derrière elles les chèvres qui accompagnaient les troupes. Leur lait riche donne encore aujourd’hui ce fromage à la croûte blanche, parfois un peu gris-bleu, a la saveur légèrement salée, et dont la forme de cône rappelle la forme des bondes utilisée pour obturer les barriques.

En dessert : un dessert à l’angélique confite

Angélique confite
Crédit : deux-sèvres.com

Typique de Niort, l’angélique confite a été créée au XVIIIe siècle par les religieuses de la ville, à partir des tiges de la plante du même nom. Confits avec du sucre, du glucose et de l’eau, ces bâtons cannelés d’un vert translucide, longs et creux, à la texture fibreuse et fondante, sont très utilisés en pâtisserie pour aromatiser des gâteaux, cakes, confitures, crèmes, riz au lait, bonbons, chocolats…

En digestif : l’incontournable Cognac !

Produite sur une aire couvrant la Charente-Maritime, une grande partie de la Charente, et quelques communes de la Dordogne et des Deux-Sèvres, cette eau-de-vie de vin blanc est distillée deux fois et vieillie en fûts de chêne, pour prendre la magnifique couleur ambrée et les arômes qu’on lui connaît. Cheers !

Cognac d'Aquitaine
Crédit : cyclonebill
Summary
Gastronomie : un repas typique des Deux-Sèvres
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Gastronomie : un repas typique des Deux-Sèvres
Description
Les spécialités locales ne manquent pas dans les Deux-Sèvres. De la soupe à l’oseille, en passant par les escargots jusqu'au chabichou... À table !
Author
Passion Aquitaine
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Laura Bernaulte

Bordelaise des orteils à la racine des cheveux, journaliste, mon amour de la région et ma passion pour le vin sont inscrits dans mes gènes.